21
October
2026
Qu'attend la génération Z de sa pharmacie ?
La génération Z, née entre 1997 et 2012, devient une patientèle à part entière en officine. Conseil sans jugement, digital, engagement prouvé : on fait le point sur ses attentes et sur les leviers concrets pour y répondre.
Nolène Koeberlé
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Points clés de l'article
- La génération Z, née entre 1997 et 2012, a aujourd'hui entre 14 et 29 ans et devient une patientèle à part entière en officine.
- Elle arrive informée, attend un conseil personnalisé et sans jugement, et vérifie tout.
- La santé mentale, le bien-être et la prévention sont ses sujets prioritaires.
- Le digital est un prérequis : horaires fiables, prise de rendez-vous, réseaux sociaux actifs.
- Elle juge une pharmacie sur des preuves concrètes d'engagement, pas sur des discours.
- Donner ses invendus parapharmaceutiques à des associations est l'une des preuves les plus visibles, et la loi AGEC l'encourage déjà.
Ils ont entre 14 et 29 ans. Ils ne viennent pas en pharmacie par habitude : ils comparent, recherchent, vérifient, puis choisissent. La génération Z devient une patientèle à part entière, et ses attentes bousculent les codes de l'officine.
La bonne nouvelle, c'est que ce que cette génération demande ressemble beaucoup à ce qui fait déjà une bonne pharmacie : un conseil sincère, une équipe disponible, des engagements tenus. Chez Pharmagreen, on le constate chaque semaine sur le terrain. Les officines qui transforment leurs invendus en dons solidaires parlent naturellement le langage de ces jeunes patients.
On fait le point sur ce que la génération Z attend vraiment de sa pharmacie, et sur les leviers concrets pour y répondre.
Qui est la génération Z qui pousse la porte de l'officine ?
C'est la première génération à avoir grandi avec Internet comme un réflexe, et non comme un outil qu'on apprend. Les plus âgés sont parents, les plus jeunes encore au lycée. Tous partagent quelques traits qui changent la relation au pharmacien :
- ils s'informent avant de venir, sur les réseaux sociaux, les forums et les applications ;
- ils accordent leur confiance à ceux qui la méritent, pas par principe ;
- ils sont très attentifs à la santé mentale, au bien-être et à la prévention ;
- ils jugent un commerce sur la cohérence entre ce qu'il dit et ce qu'il fait.
Le Moniteur des pharmacies l'a bien résumé : la génération Z change les règles du jeu en pharmacie. Et le mouvement dépasse les jeunes : des patients plus jeunes et plus exigeants installent des standards que toutes les générations finiront par attendre.
Au comptoir : un conseil d'égal à égal, sans jugement
Le conseil standardisé ne fonctionne plus. Un patient de 22 ans qui a lu la notice, comparé trois avis et regardé une vidéo sur le sujet ne vient pas découvrir une information. Il vient la valider, la nuancer ou la corriger avec un professionnel. Les nouvelles attentes des patients envers les pharmaciens vont toutes dans ce sens : plus d'écoute, plus de personnalisation, plus d'informations vérifiées.
Concrètement, cette patientèle attend :
- un conseil construit sur sa situation réelle ;
- une explication claire des bénéfices comme des effets indésirables ;
- de la considération pour ses recherches préalables, même quand il faut les corriger ;
- du temps, sans sentiment d'être pressée ou jugée.
La santé mentale, un sujet à ouvrir au comptoir
Selon le Baromètre de Santé publique France, la part des 18 à 24 ans ayant vécu un épisode dépressif est passée de 11,7 % en 2017 à 20,8 % en 2021 (voir l'étude). Pourtant, en 2022, plus d'un tiers des 18 à 24 ans avaient le sentiment de ne pas prendre soin de leur santé mentale (source).
Stress, sommeil, anxiété : la pharmacie de proximité est souvent le premier lieu de santé où ces sujets peuvent être abordés simplement, puis orientés vers le bon professionnel. Une équipe à l'aise sur ces questions devient vite une référence pour cette clientèle.
Digital : exister là où ils cherchent avant de venir
Pour la génération Z, le parcours commence en ligne. Ce n'est pas un bonus, c'est la base :
- une fiche Google à jour ;
- des horaires fiables ;
- une prise de rendez-vous simple ;
- une présence sur au moins un réseau social.
Le Moniteur des pharmacies consacre d'ailleurs une analyse aux habitudes d'achat de la génération Z.
Un point de vigilance : mieux vaut un seul réseau animé régulièrement que trois comptes abandonnés. Pour un jeune patient, un compte inactif envoie un signal négatif. Ce qu'on publie compte autant que la fréquence : les coulisses de l'équipe, des conseils courts et vérifiables, et des preuves d'engagement concrètes.
Valeurs et preuves : l'engagement écologique devient un critère de choix
C'est là que la génération Z se distingue le plus. Elle choisit ses marques, ses employeurs et ses commerces en fonction de leur impact. Les analyses sur la manière de communiquer avec la génération Z dans le secteur pharmaceutique le rappellent : la responsabilité sociale et environnementale fait désormais partie de ses critères.
Mais elle repère le greenwashing en quelques secondes. Un discours écologique sans actes ne convainc pas, alors qu'une action documentée, visible et chiffrée, si. Voici ce que cette patientèle observe dans une officine :
- la gestion des emballages et des déchets ;
- ce que deviennent les produits invendus ;
- les partenariats avec des associations locales ;
- la cohérence entre l'équipe et les valeurs affichées.
Invendus parapharmaceutiques : la preuve concrète que la génération Z reconnaît
Chaque année, 100 millions d'euros de produits parapharmaceutiques sont détruits en officine. Dans le même temps, l'Insee recense près de 9,8 millions de personnes sous le seuil de pauvreté en 2023 (source Insee). Pour une génération sensible au gaspillage et à la solidarité, ce décalage est difficile à justifier.
Le cadre légal pousse dans la même direction. La loi anti-gaspillage pour une économie circulaire (AGEC) interdit la destruction des invendus non alimentaires. De plus, depuis janvier 2022, les invendus d'hygiène et de puériculture doivent être donnés en priorité (economie.gouv.fr). Donner ses invendus de pharmacie, c'est donc à la fois être en conformité et montrer un engagement écologique et solidaire réel.
Avec Pharmagreen, on a voulu rendre le don plus simple que la destruction :
- le logiciel Pharmagreen s'intègre nativement à plus de 15 logiciels métiers (LGO), et le bordereau se génère via une imprimante virtuelle ;
- l'équipe n'a aucune charge logistique ni administrative ;
- les produits éligibles partent vers une association proche de l'officine ;
- on libère jusqu'à 3 m² dans la réserve.
Côté finances, le don ouvre droit à la réduction d'impôt au titre du mécénat d'entreprise. On propose une réduction fiscale allant jusqu'à 50 % de la valeur HT remisée, nette et commission incluse. Cela représente jusqu'à 5 000 € de valorisation fiscale par an pour une officine. Tous les détails figurent sur la page consacrée aux avantages fiscaux pour les pharmaciens.
Surtout, c'est un engagement qui se montre : un sticker en vitrine, une publication sur les réseaux, un chiffre affiché au comptoir. C'est exactement le type de preuve que la génération Z reconnaît, apprécie et partage. On détaille comment le don fonctionne directement depuis le LGO et l'impact concret auprès des associations.
Adapter son officine en trois chantiers
Pas besoin de tout révolutionner : on peut avancer par étapes.
Le conseil
- Former l'équipe à l'écoute active et au conseil sans jugement.
- Aménager un espace de confidentialité visible.
- Intégrer le bien-être et la santé mentale aux échanges du quotidien.
Le digital
- Mettre à jour la fiche Google et le site.
- Proposer la prise de rendez-vous en ligne.
- Choisir un réseau social et l'animer régulièrement.
L'engagement
- Structurer la gestion des invendus et lancer les premiers dons.
- Communiquer avec des chiffres concrets.
- Référencer des marques cohérentes avec ces valeurs.
Ces chantiers servent aussi le recrutement. Les jeunes préparateurs cherchent du sens et un équilibre de vie respecté, comme le montre l'étude Ifop sur le rapport de la génération Z au travail. Une officine engagée attire plus facilement les talents qui partagent ses valeurs.
Conclusion : la génération Z, un accélérateur pour la pharmacie de demain
La génération Z n'est pas un segment à traiter à part, c'est un révélateur. Conseil personnalisé, présence digitale cohérente, engagement prouvé : ces attentes deviendront vite celles de tous les patients, et les officines qui s'y mettent maintenant prennent une longueur d'avance.
Parmi tous les leviers, le don des invendus parapharmaceutiques est sans doute le plus simple à activer. Il réduit le gaspillage, soutient les associations locales, allège la réserve et la fiscalité, et donne à l'officine une histoire vraie à raconter.
On en parle ? Prenez 15 minutes avec l'équipe Pharmagreen et on lance ensemble vos premiers dons.
Qui de mieux que nos partenaires pour parler de l’impact positif de Pharmagreen ?
Ils ont adopté PharmaGreen et valorisé leurs invendus en actions positives.






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